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Même rubriqueNous sommes pris comme exemple dans l’application de la déclaration de Paris. Il s’agit de l’approche basée sur l’Alignement, l’appropriation et l’harmonisation (AAH). Cela veut dire qu’il nous appartient d’élaborer nos propres stratégies et nos propres priorités. Les partenaires techniques et financiers doivent s’y conformer et insérer leur soutien dans ce cadre”.
Fier de cette réussite au niveau continental, le Premier ministre Charles Rabemananjara a également rappelé que contrairement à ce qui se passe ailleurs, Madagascar ne figurait pas sur la liste des pays victimes d’une grave crise alimentaire. C’était samedi au palais de Mahazoarivo lors de la présentation de la table ronde des partenaires pour le MAP prévue les 9 et 10 juin prochains à Madagascar. Il faut toutefois noter qu’à Madagascar, l’AAH matérialisée dans le MAP n’a pas encore changé grand-chose en matière de développement.
Certes, Madagascar est épargné par la crise alimentaire, mais l’inflation est de plus en plus difficile à gérer pour les consommateurs et les entreprises. Même si le Premier ministre a déclaré que l’argent n’était pas le plus important dans la réalisation du MAP, il faut souligner que le pays devra encore dépendre fortement des partenaires extérieurs.
Dépendance financière L’un des objectifs de la table ronde de juin prochain et d’harmoniser les aides extérieures pour plus d’efficacité des actions et pour atténuer la dépendance financière de Madagascar. Mais entre la théorie et la pratique, il y a un grand fossé. Dans la pratique, le gouvernement se plaît à dilapider le peu qu’il a dans les élections en série. Jusqu’ici, ces scrutins ne se sont pas traduits par un bond en avant sur le plan socioéconomique.
Par contre, les données de l’Organisation de coopération de développement économiques (OCDE) sur Madagascar 2008, on évoque les dérapages des finances publiques causés par les dépenses importantes dans les élections. Dans tout pays bien gouverné, la bonne gestion des finances publiques est un des éléments fondamentaux indispensables pour la croissance et le développement. L’autosatisfaction du gouvernement sur l’approche AAH n’a donc pas lieu d’être. D’ailleurs, le pays a encore du pain sur la planche en prévision d’une inflation galopante dopée par l’envolée du prix du pétrole et des autres matières premières sur le marché mondial.
La Lettre du Mercredi 108
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