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Même rubriqueSuite aux directives gouvernementales, les forces de l’ordre ont peut-être déployé du zèle en effectuant une opération coup de poing contre les pousse-pousse et autres charrettes à bras qui pullulent dans le quartier d’Ambodivona.
De midi à 18 heures, tireurs de pousse et de charrette ont été consigné avec leurs engins dans un coin du quartier. Ces travailleurs de force s’insurgent contre ces mesures qu’ils qualifient d’anti-sociales puisque d’après ce qu’ils ont compris ils n’ont plus le droit de circuler en ville qu’après 18 heures.
Mais dès le lendemain pousses et charrettes ont de nouveau animé le paysage de la circulation dans ce quartier. Ce type d’opération qui souvent ne fait pas l’objet de suivi a été adoptée soit pour faire spectacle soit en l’absence de toute réflexion qui rassure d’une décision appropriée et qui assure des moyens pour l’appliquer. Pousses et charrettes posent problème. Il y a du pour, il y a du contre, et dans un pays qui se veut démocratique il est évident que ce genre de question qui touche la société survivance de ce mode de transport témoigne de l’utilité pour certaines catégories de la population.
Mais dans les rues étroites d’Antananarivo, ces engins perturbent souvent à eux seuls la fluidité de la circulation. Les tireurs de ces engins plaident leur cause en avançant qu’en ces périodes d’extrême cherté du carburant, eux au moins ne brûlent que leur force, une demi-vérité puisqu’à les suivre au pas les automobiles brûlent davantage de carburant qu’il ne leur en aurait fallu pour effectuer leur trajet s’ils fonctionnaient au gas-oil ou à l’essence. Dans un sens ou dans l’autre trancher sur le problème nécessite un vrai courage politique et une clarté des textes et de leur application.
La lettre du Mercredi 108
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