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Même rubriqueLe blanchiment d’argent intéresse peut-être plus la mondialisation que l’économie de Madagascar. Le pays doit cependant rentrer dans le système puisque dans le monde libéral, le profit est libre mais la circulation de l’argent est soumise à surveillance policière pointue.
Il ne s’agit pas tant d’enrayer les bénéfices justifiés ou non des entreprises légales, il s’agit surtout d’étouffer les activités criminelles des filières de la drogue et de la prostitution qui accumulent des sommes colossales nécessitant un blanchiment par tous les moyens.
Un nouveau service de renseignement financier, doté de moyen moderne pour traquer ce type de crime, mobilise la collaboration des banques et des établissements financiers pour mener la traque. Il semblerait selon le directeur général de cette unité que les banques détiendraient des documents troublants concernant des circulations d’argent. L’annonce de l’entrée en fonction de ce service de renseignement crée évidemment un trouble dans le pays où une grande partie des activités fonctionne à la manière du secteur informel.
De nombreux petits et gros opérateurs craignent que l’on fasse l’amalgame entre blanchiment et informel. Le blanchiment concerne essentiellement des sommes produites par des activités criminelles alors que l’informel entreprend des activités non répréhensibles en soi et qui n’ont d’illégal que par le fait que les moyens et les bénéfices échappent au fisc.
L’obligation faite avec contrainte à ces opérateurs au noir de s’aligner aux démarches légales ne serait que justice mais celle-ci risque d’être excessive si l’on doit considérer l’injection de leur revenu dans le circuit normal comme des actes de blanchiment tout simplement parce qu’ils gagnent leur vie au black.
La lettre du Mercredi 108
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