Madatsara : Tout Madagascar en un clic

Derniers fils de discussion dans Actualités - Politique - Economie
  Répondre  |  Envoyer ce fil  
Auteur Fil de discussion: Crise 2002:Ravalomanana accusé ?  (Lu 449 fois)
la verite si je mens

Messages: 1


Crise 2002:Ravalomanana accusé ?
« le: 24-09-2005 à 12:50:00 »
Citer en réponseCitation

Crise 2002:Ravalomanana accusé ?
Scène inédite hier matin au Palais de Justice, à Anosy : des militaires en tenue de combat sont venus se présenter non point pour renforcer la sécurité mais plutôt en tant qu’accusés. Les textes en vigueur sont pourtant clairs en stipulant que devant les juridictions de droit commun, un militaire doit se présenter en tenue civile. “D’un commun accord, nous avons décidé de mettre nos treillis pour marquer notre décision à combattre jusqu’au bout pour faire éclater la vérité”, soulignent trois colonels et un lieutenant de l’Armée.

Connus sous les noms de Fred et Mbôsa, deux des trois colonels présents à l’entretien, ont notamment accusé leurs supérieurs hiérarchiques mais aussi Marc Ravalomanana dans le dynamitage des ponts durant la crise 2002.
“Les ponts de Zazafotsy à Ihosy et Mamokomita à Maevatanana ont été dynamités suite aux ordres donnés par des généraux, dont Ismael Monibou était le chef, qui s’alliaient encore avec le camp Ratsiraka durant cette crise 2002. Pour sa part, le dynamitage du pont de Fatihita à Ambositra s’était fait contrairement à la version entendue jusqu’à présent”, souligne-t-on.
D’après nos interlocuteurs, la dynamitage de Fatihita trouverait sa source dans la tuerie des éléments de l’ENSOAP (école des sous-officiers) à l’entrée de Fianarantsoa. 19 membres de l’école militaire d’Antsirabe ont péri. “Fou furieux, un général de l’Armée proche du camp Ratsiraka, notamment le général Ismael Monibou, voulait entreprendre une opération de représailles militaires dans la capitale du Betsileo. Il a ainsi donné l’ordre au responsable d’alors de la Bani d’Ivato de faire expédier à Fianarantsoa 300 éléments, armés lourdement et jusqu’aux dents”, poursuit-on.
L’ordre aurait été intercepté par le camp d’en face, selon toujours nos interlocuteurs, des mesures auraient été décidées afin de stopper l’expédition punitive du camp Ratsiraka. “Un commando militaire a été envoyé pour dynamiter le pont de Fatihita et j’en étais le chef”, nous a déclaré un des colonels répondant au nom de Mbôsa et figurant pourtant parmi les prévenus. Cet officier de l’Armée affirme que “l’ordre venait de Jules Mamizara” et soupçonne Marc Ravalomanana d’en être le commanditaire.
Ce groupe d’officiers ont dit, en tout cas, en avoir ras-le-bol de la situation pour promettre de tout dévoiler lors de la prochaine séance du Tribunal le 28 octobre prochain. “Ceux parmi nous qui ont réellement dynamité des ponts, ont exécuté leurs actes suite aux ordres donnés par leurs chefs militaires hiérarchiques d’alors. De ce fait, ces derniers doivent en tant qu’officiers généraux dignes de ce nom, assumer leurs responsabilités devant la Justice”, ont-ils dit en ajoutant que “les noms de tous les militaires, impliqués dans le dynamitage des ponts, sont connus de toutes les casernes. D’ailleurs, certains d’entre nous ont déjà avoué, devant la barre du tribunal de première instance, leurs actes pénaux. Mais là où le bât blesse est que ces officiers généraux, au lieu de voler au secours de leurs subalternes à qui ils ont confié des missions bien définies, se contentent actuellement de se frotter les mains, comme s’ils n’avaient rien à voir avec ces destructions d’ouvrages d’art”.
Plus déterminés que jamais, ces officiers évoquent par exemple le cas d’un de leurs collègues, un lieutenant de la Bani qui a été placé sous mandat de dépôt pendant 11 mois à la suite de la perte de dynamites à la soute à bombe à Ivato. “Cette soute est pourtant placée en dehors du périmètre de sa responsabilité”, soulignent encore nos interlocuteurs en soupçonnant le camp Ravalomanana de “vols d’explosifs adéquats pour la destruction du pont de Fatihita”.
L’accusation est-elle fondée ? Toujours est-il qu’à un an de l’élection présidentielle, ce genre de révélations n’est pas du tout positif pour le président Ravalomanana. Pis, les militaires victimes de l’alternance “rapide” promettent aussi d’apporter la vérité. “Le moment est venu pour faire éclater la vérité au grand jour. Nous étions prêts, ce jour, à balancer des noms et à relater des circonstances dans le cadre de ces dynamitages de ponts, mais la Cour a décidé de renvoyer le procès”.
Recueillis par
Signaler au modérateur   Journalisée
  Répondre  |  Envoyer ce fil  


Madatsara 2008 - Actualités Madagascar
Agencement et Intéractivité par Miss. Andy Andrianarivony