La diaspora malgache en France, (comme toute autre diaspora) établie depuis plusieurs décennies, a jusqu’ici fait preuve d’une cohésion et d’une solidarité exemplaire, hormis peut être quelque légers malentendus, somme toute sporadiques et négligeables. C’est donc à notre totale stupéfaction que nous déplorons l’injure que Fanatenandrainy Ratsimbazafy, Président du Tim en France, a faite au Fihavanana, valeur fondamentale de notre culture.
Les membres d’ASSIDU Madagascar, comme les observateurs de la vie politique nationale ont ainsi été frappés par un article écrit par ce dernier dans les colonnes du quotidien l’Express de Madagascar en cette fin de semaine.
Un papier excessivement démagogique et digne d’un chiffonnier ne flattant que son auteur qui d’ailleurs s’y comporte comme un expert en droit, un expert en économie, un érudit de la politique, une encyclopédie de la justice… Bref quelqu’un qui pense connaître tout et qui ne peut que donner des leçons dans un langage extrêmement violent, pervers et pernicieux.
Parlant des affaires nationales et abordant sa désapprobation sur la nécessité d’une réconciliation nationale, pourtant fortement réclamée par les leaders politiques comme Norbert Lala Ratsirahonana et implicitement conseillée par les chefs d’églises, Ratsimbazafy Fanantenandrainy rythme les paragraphes de son papier par des mots pleins de cruauté comme «la vengeance » et «la punition ».
Et il le termine sur une note de dédain digne des plus grands despotes de ce monde : « Le pardon est un exercice de liberté et ne dépend que de celui qui l’accorde ».
Par contre, le contenu en lui-même du papier est une coquille vide et ne renferme que des accusations gratuites et sans fondement à l’encontre du Vice Premier ministre Pierrot Rajaonarivelo. Ce dernier, à lui tout seul, selon ce militant du TIM serait à l’origine de l’état actuel de la justice malgache, et cela bien après deux ans de dirigisme Ravalomananien marqué par la multiplication du nombre de Prisonniers politiques dans les geôles malgaches.
En lisant ce papier de Fanantenandrainy, membre expatrié du Tim , en mal de publicité, on croirait que le Premier Secrétaire de l’AREMA a commis les péchés mortels suivants. Celui d’avoir légitimement réagi par l’intermédiaire de ses avocats quand le gardien de sa propriété a été enlevé et séquestré par des éléments de l’armée opérant en civil et sans mandat de justice. Et celui d’avoir eu sa maison de Tahiti Kely Tamatave mise sens dessus dessous par la police politique de celui dont notre érudit est le premier zélateur.
Rappelons que ces deux actes de barbaries n’ont donné aucun résultat si ce n’est la ferme détermination de Pierrot Rajaonarivelo, chef de l’opposition à toujours militer pour la justice et l’état de droit pour un Madagascar développé et uni dans le respect du Fihavanana.
Un FIHAVANANA, essence de la pensée ancestrale malgache, largement insulté par Monsieur Ratsimbazafy dans son chiffon de Jeudi dernier, qui ne milite pas pour l’apaisement.
Fanalolahy et Rocent Julus.
Rédaction de l'Assidu Madagascar
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