La présomption d’innocence, qui est due à tout justiciable, n’exclut pas, ni n’interdit, que l’on ait sa petite idée et son intime conviction.
S’agissant du député Jean-Eugène Voninahitsy, ce n’est pas la première fois que le citoyen qu’il est, avant d’être homme politique ou élu, a maille à partir avec la justice, pour des “affaires” qui n’ont rien à voir avec la politique.
Aussi l’intime conviction, qui ne transpire qu’en privé et sous couvert de confidence, de nombreux de ses pairs et même de ses électeurs, mais aussi à l’échelon national où la population n’a pas toujours besoin de la presse pour se faire une religion sur telle ou telle personnalité, est que le député de Maintirano en fait trop, compte tenu à la fois de ses antécédents et de sa conception de l’éthique politique.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à penser ou à croire qu’il suffirait d’être élu du peuple pour pouvoir tout se permettre. Cette trop fréquente perversion d’une fonction, d’un pouvoir et de la mission qui y est attachée, ne se limite pas à la représentation nationale et concerne d’autres professions. On se sert de son statut pour se croire intouchable et invulnérable... Cette astuce ne dupe que les organismes étrangers d’observation et de surveillance de la bonne gouvernance et du respect des libertés fondamentales. Jamais l’opinion.
L’inconvénient, c’est que M. Voninahitsy puisse être élu avec un tel passif. C’est vrai aussi ailleurs, où l’on voit des politiciens condamnés à la prison pour escroquerie en tout genre quand même réélu une fois la période de déchéance de leurs droits civiques écoulée. On veut bien croire, tout en le regrettant, que chaque région, chaque circonscription électorale a les élus qu’elle mérite, il n’empêche qu’il y a peu à attendre de bien et de bon d’une représentation nationale élue non pas sur les mérites et les qualités propres de ses membres mais pour tout autre chose, comme par exemple des réflexes ethniques.
On voit bien qu’il faut poursuivre dans la voie d’un assainissement rigoureux de la vie publique, dans la quête de cette éthique politique réclamée fut un temps par le parti Leader Fanilo. Il est en effet regrettable, même scandaleux, de voir des pasteurs, des religieux, oui !, s’associer avec des hommes politiques de cette nature, car le député de Maintirano n’est pas un cas unique dans les travées de nos institutions.
La seule chose qui le distingue, c’est que lui se fait prendre !
Et la tactique mafieuse qui apparait au grand jour ?
Un corrupteur est pris la main dans le sac ; et aussitot on crie à la solidarité parlementaire.
Pour faire avancer le developpement, combien de fois n'a t-on pas fait appel à ce qu'il y ait plus de solidarité pour le bien commun ?
Cela est restée lettre morte quand il s'agissait de promouvoir le developpement. Les assises de l'AN sont devenues des réunions de reglement de compte personnel, de reglement de compte politique et que seulement 1% de ces cessions avait quelque chose de plus objectif et concernait directement les attributions de ces élus.
Miantenant ils crient à la solidarité mafieuse entre eux, ne se posant même pas la question de l'adhésion ou non de leurs electeurs.
Et la meilleure, l'AN menace de faire grève.
Et le peuple qu'ils sont sensé représenter dans tout cela ?
Ou faut il que le peuple soit solidaire de voleur maintenant ?
Ces députés sont les premiers à crier à l'insécurité ; c'est surement parce qu'ils sont tellement sécurisés qu'ils peuvent se permettre de raqueter ?
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