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Verbiage électoral et réflexion historique |
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| Face à l’érosion du pouvoir d’achat et de la qualité de vie de la majorité des malgaches qui sont une réalité il faudra trouver autre chose pour au moins deux raisons. Premièrement, la population à la base n’est pas trop sensible aux arguties, elle se détermine plutôt par rapport à ce qu’elle voit ; or elle voit que des choses qui n’existaient pas avant sont là et lui donnent l’impression qu’on a pensé à elle. Cela la population le voit tous les jours dans le pays. Pour le reste, elle a une capacité d’adaptation phénoménale, ce qui n’enlève en rien à l’urgence de la réduction de la pauvreté. Il faut certainement repenser la redistribution des fruits de la croissance et implanter les outils d’un développement durable. Parmi ces outils figurent en premier lieu les infrastructures et c’est la deuxième raison pour laquelle il faut trouver d’autres arguments que de dire qu’on ne peut pas les manger. |
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Les critiques adressées au pouvoir sortant ont aussi trait à la Gouvernance. Il est certain que, malgré tous les programmes liés à la Bonne Gouvernance et à la Lutte contre la corruption, on ne se débarrasse pas facilement d’un moule qui a fait les beaux jours de la classe dirigeante et graissé les rouages de la machine administrative pendant des décennies. Il faudra du temps et des institutions qui jouent vraiment les rôles que la Constitution leur donne. Pour cela il ne suffit pas d’avoir des idées tous les cinq ans, confondant ainsi le temps du verbiage électoral et celui de la réflexion historique. Quand aux promesses électorales, on le sait, elles n’engagent que ceux qui y croient… même si en général on se fait élire en proposant des rêves plutôt qu’en ressassant des cauchemars. |
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